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Hommage à Yves Michaud
COMMENTAIRE : "Madame la chef désormais incontestée du Parti Québécois pourrait se donner une nouvelle stature comme chef de file dans le projet d’indépendance du Québec. (...)" - Ouhgo
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
mardi 16 décembre 2008      1583 visites      14 messages


Puisque Vigile a publié le 15 décembre 2008, un texte d’Yves Michaud daté du 15 décembre 2003 qui dénonce la motion de blâme votée par l’Assemblée nationale contre lui le 14 décembre 2000, je me permets d’ajouter mon grain de sel d’autant plus que Jacques Parizeau a appuyé “son ami Michaud”.

Rappelons qu’en décembre 2000, Yves Michaud comparaissait devant la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec. Il traitait de la francisation des immigrants. Le lendemain, sans préavis, l’Assemblée nationale a adopté une résolution dénonçant « de façon claire et unanime les propos inacceptables à l’égard des communautés ethniques et, en particulier, à l’égard de la communauté juive, tenus par Yves Michaud ». Traité de raciste et d’antisémite, Yves Michaud a tenté d’obtenir justice arguant que ses propos ont été déformés mais l’Assemblée nationale a refusé de l’entendre.

Suite à des accusations de Robert Libman, directeur du B’nai Brith-Québec, l’ancien député Denis Vaugeois a répliqué : « Depuis le déclenchement des événements, la parole de M. Michaud a été déformée de façon incroyable. Les gens l’accusent de minimiser l’Holocauste, alors qu’il n’a jamais fait ça. On l’accuse d’être antisémite. Moi je pense qu’il ne l’est pas . »

L’éditorialiste Bernard Descôteaux croit que l’affaire Michaud repose sur le reproche « d’avoir banalisé l’Holocauste alors que ses propos consistaient à rappeler que le peuple juif n’était pas le seul à avoir souffert dans l’histoire de l’humanité ».



Vaugeois et Descôteaux avaient raison. J’ajoute pour ma part que Lucien Bouchard s’est servi d’un sujet extrêmement sensible pour terrasser un adversaire politique dans son propre parti qui voulait le renforcement de la loi 101 par l’abolition de la loi 85 et par l’imposition du cégep francophone aux enfants des immigrants. Quand on connaît le contexte de cette utilisation de l’Assemblée nationale par Lucien Bouchard qui a profité d’un sujet controversé pour affirmer son autorité (décidément, des conservateurs comme Bouchard, Charest et Harper ont de la graine de dictateurs), on dramatise moins le blâme qui a été voté même si je comprends que, par principe, Yves Michaud continue de dénoncer cette injustice faite contre lui.

Devant la Commission sur l’avenir du français, Yves Michaud avait déploré que 100% des membres de la communauté juive de Côte-des-Neiges aient voté NON au référendum de 1995 ce qui est une illustration du vote ethnique dénoncé par Jacques Parizeau le soir du 31 octobre 1995. Il est anormal que cette information qui relève de la sociologie électorale la plus élémentaire pose problème.

Quand Pauline Marois a présenté à l’Assemblée nationale son projet de loi sur la citoyenneté québécoise qui exigeait qu’un immigrant ait une connaissance minimale du français pour obtenir la citoyenneté québécoise et, conséquemment pour se présenter à des postes électifs, le porte-parole de B’nai Brith Canada Me Slimovitch a évoqué l’extrême-droite européenne et a dit : “J’ai honte des Québécois.” Piqué au vif par ce commentaire, ayant en tête l’aventure vécue par Yves Michaud qui osa dénoncer le vote captif juif contre l’indépendance du Québec, j’ai tenté une expérience.

Qu’allait-il m’arriver si je dénonçais cette prise de position du porte-parole de B’nai Brith Canada. J’avais aussi en tête les mésaventures de Pierre Foglia.

Voici ce que j’ai écrit samedi le 27 octobre 2007 et que Vigile a publié mais seulement Vigile.

J’ai honte des Juifs racistes de Montréal

A l’occasion du projet de loi de Pauline Marois sur la citoyenneté québécoise, le porte-parole de B’nai Brith Canada a évoqué l’extrême-droite européenne et a dit : “J’ai honte des Québécois.” A propos des Juifs du Québec, j’ai une histoire à raconter.

Mon fils a une amie, Isabelle, qui a travaillé dans un restaurant près du boulevard Décarie dans Côte-des-neiges là où, comme l’a souligné Yves

Michaud, 100% des Juifs ont voté non au référendum de 1995 : c’est ce qu’on appelle un vote ethnique.

Le propriétaire du restaurant était un Juif bilingue qui a engagé la jeune fille québécoise francophone qui parlait assez bien l’anglais mais avec un accent québécois.

Les clients réguliers de ce restaurant étaient des Juifs parvenus anglophones avec Mercédes dans le stationnement. Isabelle leur parlait anglais et les servait normalement. Des clients normaux n‘auraient rien eu à redire.

Or ces Juifs refusaient systématiquement d’être servis par une Québécoise francophone. Isabelle s’en est plaint à son patron qui lui disait : “Je t’ai engagé ; tu es compétente. Ne t’occupe pas d’eux.”

Mais le mépris de ces clients était tel qu’Isabelle remit sa démission.

Suite à cette histoire vécue nullement exceptionnelle, moi je dis au porte-parole de B’nai Brith Canada : “J’ai honte de ces Juifs racistes de Montréal.”

Ai-je le droit de les dénoncer ? Quand je vois un porte-parole de la communauté juive du Canada qui a invité, comme les porte-paroles des communautés grecques et italiennes, au vote ethnique en 1995 venir essayer de nous donner des leçons de démocratie et de respect des droits individuels, je ne suis pas du tout impressionné. (fin de l’article)

Le 17 décembre 2007, sur Vigile, j’ai ajouté des Réflexions sur "J’ai honte des Juifs racistes de Montréal". Les voici.

J’ai écrit "J’ai honte des Juifs racistes de Montréal" pour faire une expérience.

Voici mes conclusions.

1- Aucun journal n’a publié mon texte, ni Le Soleil ni Le Devoir qui m’ont déjà publié, ni La Presse et les autres journaux de Gesca. Pourquoi ? Etait-ce mal écrit ? Etait-ce haineux ? Etait-ce non pertinent ?

2- On ne m’a pas traité officiellement d’antisémite mais je suis sûr que ceux ou celles qui ont reçu ce texte l’ont pensé. Je leur fais remarquer que l’employeur d’Isabelle qui voulait la garder comme employée est un Juif que j’approuve et que celui-ci blâmait l’attitude des autres Juifs qui rejetaient la Québécoise parce que sa façon de parler l’anglais leur permettait de l’identifier comme Québécoise francophone.

3- J’ai lu au complet le dossier de l’affaire Yves Michaud fait par Thérèse Isabelle Saulnier.

4- Si j’étais antisémite, je n’aurais jamais osé envoyer mon texte à Vigile.net. Ce que j’ai écrit est vrai et on a toujours le droit de dire la vérité. Qui soutiendra que parce qu’il s’agit de Juifs, je n’avais pas le droit de dénoncer leur attitude face à Isabelle. J’étais d’autant plus motivé que Me Slimovitch venait de dire qu’il avait honte (“shameful”) des Québécois.

5- Je suis moi-même, comme catholique, un sémite de culture. J’ai lu La Bible au complet deux fois et le Nouveau testament de multiples fois. J’ai même appris l’hébreu pour lire l’Ancien testament dans le texte. Je vous conseille un livre de Norman G. Finkelstein : "L’industrie de l’Holocauste" réflexions sur l’exploitation de la souffrance des Juifs à des fins politiques. C’est ce que Lucien Bouchard a fait chez nous au Québec le 14 décembre 2000. Honte à lui. Il a bien mérité d’être invité au domaine Sagard pour écouter de la musique classique en présence de Paul Desmarais.

6- Je persiste et je signe. B’nai Brith-Québec devrait se poser des questions sur l’identité québécoise et essayer de comprendre les aspirations légitimes de plus de 2 millions de Québécois et de Québécoises qui ont voté OUI au référendum de 1995. Je comprends parfaitement la déception d’Yves Michaud. Comme lui, je souhaiterais que des Juifs québécois embrassent nos aspirations. Nous les invitons à le faire. J’ai vu récemment à l’émission de Denis Lévesque le porte parole de B’nai Brith, Me Steven Slimovitch, celui qui a accusé les projets de Pauline Marois de xénophobie, et il semblait plus parlable. C’est peut-être la présence de Gilles Proulx qui le rendait moins fendant. Il est vrai que Gilles Proulx, depuis toujours, se tient debout et n’a pas peur de se faire traiter de raciste quand il défend l’identité québécoise et les droits du français. Il

ne faut jamais se décourager et renoncer à être ce que nous sommes. Les Juifs québécois qui appuient l’Etat d’Israël ne devraient-ils pas être les premiers à comprendre qu’il est normal que les Québécois veulent se donner un pays !

C’est exactement la position d’Yves Michaud à qui je veux rendre ici hommage pour son action de patriote depuis plus de 40 ans qu’il continue en intervenant dans le monde malade de la finance.

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 15 décembre 2008

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • Hommage à Yves Michaud
    16 décembre 2008, par Gilles Bousquet

    C’est la plus grande erreur politique de M. Lucien Bouchard qui avait la peau trop mince sur les affaires juives à cause de son épouse. Il a laissé insulter M. Michaud et tous les suiveux, députés du PQ, ont voté ce blâme envers M. Michaud, pour ses propos, sans savoir ce qu’il avait dit exactement. Pour se couper de M. Michaud, il a brûlé ses bateaux et s’est ainsi coupé du PQ.

    Mon député péquiste, un des suiveux, malgré mes nombreuses demandes d’éclaircissement, a refusé de s’expliquer et de me citer la pire phrase qu’il reprochait à M. Michaud pour avoir voté ainsi. Je l’ai confronté directement et il a refusé encore. La ligne de parti a pleinement opéré ici. Nos journalistes fédéralistes n’ont pas fait mieux avec leurs procès d’intention envers M. Michaud "ce qu’il pouvait avoir voulu dure".


  • Hommage à Yves Michaud
    16 décembre 2008, par O
    Madame la chef désormais incontestée du Parti Québécois pourrait se donner une nouvelle stature comme chef de file dans le projet d’indépendance du Québec. Après avoir maintenu le cap sur sa stratégie de ne pas s’obliger au mot R avant d’y être prête, elle a redonné le respect au parti. Elle se mériterait un nouveau sommet d’appréciation si elle faisait amende honorable pour ce geste impétueux de Lulu. En libérant les députés de ce geste irréfléchi, elle ramènerait dans ses rangs un homme qui a bien mérité ces honneurs : M. Michaud
  • Jean-Claude St-André n’était pas un suiveux par Robert B.-G.
    16 décembre 2008

    M. Bousquet

    Vous avez écrit : “tous les suiveux, députés du PQ, ont voté ce blâme envers M. Michaud,”

    Dans un communiqué publié dans Vigile samedi le 8 novembre 2008, Les Jeunes Patriotes du Québec ont écrit ceci dans le contexte de la décision de l’Exécutif du Parti québécois de retirer à Jean-Claude St-André le droit de se présenter à l’investiture dans le comté de l’Assomption :

    « Pour moi, il s’agit presque d’une affaire Michaud numéro deux. D’ailleurs, Jean-Claude St-André s’était abstenu de voter pour la motion de blâme contre Yves Michaud en 2000 même si la ligne du PQ l’imposait. Un an plus tard, il déposait même la pétition demandant la réparation de l’injustice qui avait été commise. C’est un homme de principes. »

    M. Bousquet, Jean-Claude St-André n’était pas un suiveux.

    Robert Barberis-Gervais


  • Hommage à Yves Michaud
    16 décembre 2008, par Gilles Bousquet

    M. Barberis-Gervais,

    M. St-André a fait mieux que les autres mais il n’est pas allé jusqu’à voter contre cette vilaine "affaire", ce qui aurait été l’affaire à faire pour lui et pour les autres.


  • Hommage à Yves Michaud
    16 décembre 2008, par O

    Monsieur RBG,

    Comme vous avez cru bon de mettre en exergue de votre article mon message précédent, j’ajoute une remarque, justement sur l’appui de Monsieur Parizeau. Dans la lettre à son ami Michaud, il écrivait ce paragraphe :

    « Aussi efficaces, cependant, qu’auront été tes interventions et celles de ceux qui t’appuient pour que l’on n’oublie pas de longtemps ce qui s’est passé, elles n’ont pas réussi à corriger le tort qui t’a été causé et n’ont pas abouti, en dépit de bien des promesses, à limiter formellement l’arbitraire de l’Assemblée nationale à l’égard d’un citoyen. »

    Et il terminait par un triste : « Bon courage. »

    Décembre 2003, c’était après le départ de Landry, le premier mandat arrogant de Charest. Pas l’ombre d’une possibilité d’action en faveur de l’ami. Mais 5 ans plus tard, au lendemain d’une troisième victoire du Charest nouveau, d’une quasi résurrection du Parti Québécois, en cette semaine même ou l’un de ces possibles juifs racistes impitoyables envers la petite serveuse Isabelle, Me Brent Tyler, surchauffe la Cour Suprême du Canada pour faire reconnaître cet amendement (104) qui troue davantage la loi 101, en pleines périodes de magnanimité du Solstice multiculturel, la nouvelle chef de l’Opposition à l’Assemblée nationale du Québec, Madame Pauline Marois n’en doit-elle pas une à Monsieur Jacques Parizeau ?


  • Des exigences déraisonnables à l’endroit de St-André par Robert Barberis-Gervais
    16 décembre 2008
    1- Je suis d’accord avec le dernier message de O : il doit y avoir retrait de cette motion de blâme de l’Assemblée nationale avec des excuses à Yves Michaud. Même si cela n’a pas lieu comme c’est probable, moi personnellement, ça ne me dérange pas. Je considère que cette motion de blàme n’a aucune valeur quand on se place au niveau supérieur de l’éthique puisqu’elle est une vengeance politique de (...)

    Lire ce commentaire

    1- Je suis d’accord avec le dernier message de O : il doit y avoir retrait de cette motion de blâme de l’Assemblée nationale avec des excuses à Yves Michaud. Même si cela n’a pas lieu comme c’est probable, moi personnellement, ça ne me dérange pas. Je considère que cette motion de blàme n’a aucune valeur quand on se place au niveau supérieur de l’éthique puisqu’elle est une vengeance politique de bas étage et une tentative d’intimidation contre un homme libre et altier qui dit ce qu’il pense et qu’on ne pourra jamais accuser d’employer la langue de bois. Sur le plan éthique où je me situe, Yves Michaud est absolument irréprochable. Le comportement politique des Juifs du Québec (on hésite à dire “du Québec” tellement ils sont inconditionnellement “du Canada”) n’est pas un sujet tabou. Il n’y a pas de sujet tabou. Yves Michaud a fait preuve de courage et a tenu un langage vrai comme Jacques Parizeau le soir du 30 octobre 1995. Quand on parle “de l’argent et des votes ethniques”, on parle, entre autres, des Juifs de Montréal. J’espère que tout le monde en est conscient. Cela ne fait pas de nous des antisémites, des racistes, des xénophobes. J’ai bien failli demander à Bernard Frappier de retirer cette caricature infâme qui associe le Parti québécois au Ku Klux Klan. C’est tellement grotesque.

    2- Gilles Bousquet, vous avez une fâcheuse propension à vouloir avoir le dernier mot. C’est une maladie qui s’attrape. Cette fois-ci, vous n’aurez pas le dernier mot même si vous allez exercer votre droit de réplique. Je veux vous dire deux mots. Quand tout le monde suit le chef, s’abstenir, c’est s’opposer. Je vous trouve bien insolent et donneur de leçons paisiblement assis devant votre ordinateur, huit ans après les événements, d’exiger que St-André ait voté contre. D’autant plus que le député de l’Assomption a présenté une pétition et une motion pour que le blâme soit retiré, ce que ceux que vous appelez des suiveux n’ont pas fait.

    Est-ce parce que St-André a été rejeté récemment que vous prenez cette position et avez à son endroit des exigences déraisonnables ? Si tel est le cas, le conformiste et le suiveux, c’est vous. J’en profite pour vous servir une mercuriale : puisque je suis un de vos lecteurs assidus, laissez-moi vous dire que vos propos ont parfois des airs de faux réalisme et de fausse sagesse. J’en ferai la preuve un de ces jours à l’occasion de la publication d’un de vos textes “autonomes” quand j’aurai vraiment envie de me chicaner. J’emprunterai alors le ton cinglant de Raymond Poulin.

    Robert Barberis-Gervais


  • Hommage à Yves Michaud
    17 décembre 2008, par Gilles Bousquet

    M. Barberis-Gervais, j’apprends que « Quand tout le monde suit le chef, s’abstenir, c’est s’opposer ».

    J’ai écrit que c’est moins pire ou, si vous aimez mieux, c’est mieux que les autres incluant M. Landry. L’idéal aurait été de voter contre. Je crois que M. St-André a fait mieux, en s’abstenant, que les autres députés du PQ. Pour les députés des autres partis, il était facile de voter une motion pour blâmer un adversaire péquiste.

    Je n’ai pas blâmé M. St-André parce que je comprends que tous les partis politiques doivent leurs survies à leurs suiveux.

    Quant à insultes, je ne vois pas où vous voulez en venir. J’ai toujours écrit et dit que je suis un mou de la souveraineté qui croit que les fédéralistes québécois sont aussi intelligents que les souverainistes et qu’ils sont aussi nos sœurs et nos frères. Faut tenter de se comprendre et de chercher une ou des solutions constitutionnelles qui pourraient nous unir à la place de nous diviser à la place de partir en guerre les uns contre les autres.


  • Hommage à Yves Michaud
    17 décembre 2008, par O

    On retrouve une édifiante biographie de Napoleon(Anthony), le caricaturiste auteur du PQ en KKK :

    http://napoleon.fastpuppy.com/biogr...

    Né, en Angleterre(parents de l’île de Grenade), immigré à la petite enfance à Montréal. École primaire française, vite remplacée par le réseau d’expression anglaise : Collège, McGill, Concordia. Carrière d’architecte avortée, changée en design intérieur, histoire des populations opprimées. Disciple d’Aislin (TheGazette), maintenant membre actif(associate editor) de l’équipe éditoriale de l’hebdo(tristement célèbre ds West Island Mtrl) The Suburban, qualifié de "Plus grand hebdo de langue anglaise du Québec".


  • Demande à Bernard Frappier par Robert B.-G.
    17 décembre 2008
    M. Frappier Prière de remplacer "The P.Q. Halloween party" par "The suburban Halloween party" ; prière d’enlever les deux sigles du P.Q. sur les costumes de KKK et les remplacer l’un par "The Suburban" et l’autre par "Anthony". Puisque O a parlé des Juifs impitoyables qui ont humilié et rejeté la Québécoise Isabelle et les a rattachés au sirupeux Brent Tyler, lire l’article de Fannie Olivier de la Presse (...)

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    M. Frappier

    Prière de remplacer "The P.Q. Halloween party" par "The suburban Halloween party" ; prière d’enlever les deux sigles du P.Q. sur les costumes de KKK et les remplacer l’un par "The Suburban" et l’autre par "Anthony".

    Puisque O a parlé des Juifs impitoyables qui ont humilié et rejeté la Québécoise Isabelle et les a rattachés au sirupeux Brent Tyler, lire l’article de Fannie Olivier de la Presse canadienne. Choix de la langue d’enseignement : Une nouvelle bataille à la Cour suprême. Cet article est ma réponse à Gilles Bousquet qui, décidément n’aura pas le dernier mot et qui a écrit : " J’ai toujours écrit et dit que je suis un mou de la souveraineté qui croit que les fédéralistes québécois sont aussi intelligents que les souverainistes et qu’ils sont aussi nos sœurs et nos frères. Faut tenter de se comprendre et de chercher une ou des solutions constitutionnelles qui pourraient nous unir à la place de nous diviser à la place de partir en guerre les uns contre les autres."

    L’avocat Brent Tyler qui s’enrichit comme avocat à combattre la loi 101 depuis des lustres à même les subventions du Ministère fédéral du Patrimoine en faveur de la langue anglaise menacée au Québec par les méchants séparatistes honnis par Steven Harper, Brent Tyler, dis-je, n’est pas mon frère et je ne le trouve pas intelligent.

    Choix de la langue d’enseignement : une nouvelle bataille à la Cour suprême Presse canadienne mardi 16 décembre 2008

    Olivier, Fannie - Ottawa - Le débat sur la langue d’enseignement au Québec a ressurgi en force à la Cour suprême du Canada, hier, quand l’avocat de familles allophones a accusé le gouvernement du Québec de mettre en péril la survie des commissions scolaires anglaises de la province.

    Au cours des audiences tenues par plus haut tribunal du pays, l’avocat Brent Tyler s’est attaqué à la constitutionnalité d’une loi québécoise visant à colmater une brèche de la loi 101.

    Selon celui qui représente 26 familles, cette loi -adoptée alors que le péquiste Bernard Landry était premier ministre- brimerait les droits des minorités linguistiques anglophones au Québec.

    Elle mettrait même en péril la viabilité du réseau scolaire anglophone dans la province en le privant d’élèves potentiels. À son avis, Québec a réduit "à zéro" la possibilité pour les écoles anglaises de "se regarnir" grâce à l’apport de l’immigration.

    L’affaire, opposant le gouvernement du Québec à des familles allophones, soulève d’importantes questions à l’égard des droits des minorités linguistiques de part et d’autre du pays.

    Menace pour le français

    Adoptée en 2002 par l’Assemblée nationale, la loi 104 visait à empêcher un stratagème qui permettait aux élèves allophones de fréquenter l’école anglaise publique s’ils avaient fréquenté, ne serait-ce qu’une année, l’école anglaise privée non subventionnée.

    Cette loi, qui a hérissé bon nombre de parents allophones, a été déclarée inconstitutionnelle par la Cour d’appel du Québec. Le jugement a néanmoins été suspendu jusqu’à ce que le plus haut tribunal du pays tranche la question, pour éviter que les enfants soient "ballottés d’un régime scolaire à un autre" au gré des décisions des tribunaux.

    Dans leur plaidoyer, les avocats du ministère québécois de l’Éducation ont fait valoir que la force d’attraction de l’anglais sur les nouveaux arrivants constituait une situation particulière au Québec. Selon eux, le caractère menacé de la langue française au pays devait être pris en compte.

    Ils ont d’ailleurs rappelé que, dans les années 70, avant l’adoption de la loi 101, plus des trois quarts des immigrants choisissaient l’anglais comme langue d’instruction. L’avocat des familles, Me Tyler, a affirmé qu’il fallait également respecter les droits des communautés linguistiques anglophones au Québec, mises sur la corde raide avec l’arrivée de la loi 104.

    C’est également l’avis de la présidente de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, Debbie Horrocks.

    "Nos écoles anglaises sont vraiment le centre de nos communautés dans plusieurs coins de la province, et la survie d’une école anglaise dans une communauté donnée signifie souvent la survie de cette communauté", a-t-elle indiqué à la sortie des audiences.

    La cause, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, a aussi éveillé l’attention de nombreux groupes de défense des droits des minorités francophones hors Québec.

    Devant les juges, plusieurs de ces groupes ont exprimé la crainte qu’une nouvelle interprétation de la Charte canadienne des droits et libertés en ce qui a trait aux droits linguistiques des minorités vienne miner la santé de leur propre communauté.

    "Toute décision de la Cour suprême quant à l’article 23 (de la Charte) peut avoir des répercussions pour nous, c’est important que nous soyons là pour protéger nos acquis", a expliqué Robert Tremblay, président de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques.

    C’est justement pour empêcher de désavantager les minorités dans les autres provinces que le gouvernement plaide notamment pour une "interprétation asymétrique" de la Charte qui prendrait en compte le caractère particulier du Québec.

    "On invite la Cour à donner une interprétation qui ne va pas affaiblir l’étendue des droits que revendiquent les communautés francophones hors Québec", a indiqué l’avocat Benoît Belleau après les audiences.

    On estime que près de 8000 enfants au total auraient pu s’inscrire à l’école anglaise grâce au stratagème, par la suite interdit par la loi 104.

    Mais comme cela fait six ans que les 26 familles directement concernées par la loi québécoise ont intenté les premières actions, la plupart des enfants touchés ont depuis quitté l’école primaire et ont fait leur entrée au secondaire, pour lequel un système différent prévaut.

    Ces familles devront encore faire preuve de patience, puisque les juges de la Cour suprême pourraient prendre de nombreux mois avant de faire connaître leur point de vue.

    Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 17 décembre


  • Hommage à Yves Michaud
    17 décembre 2008, par O

    Monsieur RBG,

    C’est un geste généreux de votre part de rapporter les faits en détails, au profit de ceux qui ne connaîtraient pas Me Tyler. Et à ceux-là mêmes, j’ajoute que vous ne reconnaîtrez pas l’homme sur la rue par des cornes sur le front, vociférant et menaçant les gens d’une fourche... Oh non ! C’est un avocat de classe : belle apparence, grisonnant et souriant. Et il s’exprime très bien en français, beau parleur... Du type même de Jean Charest, tiens !


  • Hommage à Yves Michaud
    18 décembre 2008

    La famille Bronfman et l’histoire du Canada

    Bien que la famille Bronfman soif de religion juive, le patriarche Yechiel immigra dans l’ouest canadien bien avant l’holocauste, à savoir au dix-neuvième siècle. Ce dernier, le père de Abe, Harry et Sam, anglicisa son prénom à Ekiel et par la suite à Ezekiel.

    Deux livres de James H. Gray du Winnipeg Free Press documentent les origines de la fortune et de l’entreprise Bronfman, à savoir :

    1. « Red Lights on the Prairies », Macmillan of Canada, Toronto, 1971, qui traite de la prostitution.

    2. « Booze », Macmillan of Canada, 1972, qui traite du commerce illégal de l’alcool lors de la prohibition.

    À la page 185 du second livre, on qualifie Harry Bronfman comme suit : « He was rich, he was liberal, but most of all he was a « bootlegger » and a Jew ».

    Dans ces livres, les thèmes suivant de l’histoire du Canada sont traités :

    • Les Orangistes,

    • Le Ku Klux Klan,

    • L’élimination des droits des francophones,

    • Le racisme contre les chinois et les hindous, « Cleaning out the Chinks »,

    • La discrimination raciale contre les noirs.

    Suite aux recommandations d’une commission royale concernant les douanes et accises, des accusations furent portées contre Harry Bronfman en 1930. Ceci résulta dans une accusation pour pot-de-vin, pour avoir soudoyé un membre du jury. Suite à ces démêlés avec la justice, l’empire Bronfman déménagea ses pinacles au Québec.

    Est-ce que ce volet de l’histoire canadienne a été exploité dans les séries Historia ?????


  • Un indépendantiste blâmé par l’Assemblée nationale du Québec par Robert B-G.
    18 décembre 2008
    Comme O et bien d’autres, je pense qu’il doit y avoir retrait de cette motion de blâme de l’Assemblée nationale avec des excuses à M. Yves Michaud. A la réflexion, qu’un citoyen du Québec qui par ses écrits et son action a travaillé toute sa vie pour que son peuple accède au statut de pays indépendant soit condamné et blâmé par l’Assemblée nationale qui est l’expression démocratique de ce peuple et sans (...)

    Lire ce commentaire

    Comme O et bien d’autres, je pense qu’il doit y avoir retrait de cette motion de blâme de l’Assemblée nationale avec des excuses à M. Yves Michaud.

    A la réflexion, qu’un citoyen du Québec qui par ses écrits et son action a travaillé toute sa vie pour que son peuple accède au statut de pays indépendant soit condamné et blâmé par l’Assemblée nationale qui est l’expression démocratique de ce peuple et sans avoir été entendu, ce n’est pas banal ni insignifiant.

    La motion de blâme Bergman-Boulerice adoptée par l’Assemblée nationale est, je le répète, une utilisation politique d’une tragédie. Se servir de cette tragédie pour humilier un indépendantiste compagnon de René Lévesque et de Jacques Parizeau, c’est tenter d’entacher de racisme et de xénophobie le mouvement indépendantiste tout entier. Voilà pourquoi, à titre de partie de ce mouvement indépendantiste depuis 1966, je me sens personnellement visé par ce qui est arrivé à Yves Michaud. Vous direz que je le fais avec quelque retard mais mieux vaut tard que jamais. Tout cela, je le répète, n’est pas à l’honneur de Lucien Bouchard. Je comprends mieux pourquoi il a été hué lors d’une réunion du Parti québécois.

    Autre sujet moins important mais qui me concerne. M. Bousquet, à plusieurs reprises, vous avez commenté mes textes publiés ici en les diluant ou en diminuant leur portée virulente d’où mon agressivité à votre endroit. Vous dites vous-même que vous êtes un "mou". Vous seriez du genre à mettre un litre d’eau dans un litre de vin authentique pour avoir plus de liquide. Je me risque en disant que vous avez une pensée "molle" sans trop savoir ce que ça veut dire.

    Vous avez le droit d’être pour une vraie confédération mais trop souvent votre façon de parler de vos frères et soeurs fédéralistes relève d’une philosophie dangereuse que j’appelle le jovialisme. L’enfer est pavé de bonnes intentions et de flou artistique.

    Mais continuez de nous faire part de vos connaissances "historiques" sur la vie du Parti québécois mais en tâchant d’être précis ce que vous n’avez pas fait en oubliant l’abstention de St-André.

    Robert Barberis-Gervais


  • Hommage à Yves Michaud
    18 décembre 2008, par Gilles Bousquet

    M. Barberis-Gervais,

    J’ai été membre de Solidarité Yves Michaud pendant quelques années et je souhaite aussi réparation pour lui.

    Vous souhaitez la précision, alors : Notre Assemblée nationale rapporte le 14 décembre 2000 :

    « C’est à l’unanimité que l’Assemblée nationale a adopté une motion dénonçant les « propos inacceptables » tenus par l’ex-député Yves Michaud à l’endroit de la communauté juive lors des États généraux sur le français à Montréal. »

    Il n’y a aucune mention d’abstention à cette motion. Est-ce que ça veut dire que M. St-André s’était absenté à la place de s’abstenir ? Une absence n’est pas une abstention.

    En passant, tant que trop de souverainistes durs vont prendre nos Québécois fédéralistes comme des ennemis, on n’ira pas loin dans la recherche de solutions acceptables pour obtenir une majorité suffisante nécessaire aux changements constitutionnels vers la souveraineté du Québec.


  • Hommage à Yves Michaud
    20 décembre 2008, par L. P.
    Ce retrait de cette décision de l’Assemblée nationale, vous le demandez à qui ? À la majorité de Jean Charest qui en a profité pour gagner l’élection ? À son député d’alors MULCAIR qui a avancé la motion et qui garde le silence ? À Bouchard qui ne siège plus ou au PQ minoritaire ? Je le répète, même si ça n’a pas été accepté que seul un gouvernement PQ majoritaire pourrait faire cela et idéalement le jour de la proclamation du pays du Québec souverain . À moins que le groupuscule de l’Adq ne fasse un coup fumant de récupération politique avec cela. Pendant ce temps-là nous perdons un excellent Robin des banques.

29 novembre

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