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Jean Chrétien, qui n’aurait pas reconnu un OUI à 50% plus un au référendum. a obtenu trois solides majorités parlementaires avec des scores ridicules : 41,2% en 1993 ; 38,5% en 1997 et 40,8% en 2000.
Chrétien a profité de la division de la droite entre l’Alliance et les Progressistes conservateurs pour passer la gratte en Ontario, rafflant le Haut-Canada au complet ! Alors que les Prairies votaient bleu et le Québec français en majorité bloc, Chrétien faisait tellement bien en Ontario, dans le Québec anglo-ethnique, en Acadie et à Vancouver, qu’il pouvait arracher majorité par-dessus majorité, les deux doigts dans le nez. Dans le cul la majorité de 60% qui ne votait pas pour lui ; ce qui compte c’est le nombre de députés.
Harper a très bien compris la leçon. Dans un premier temps, il a suivi les conseils de Mulroney et réuni la droite. Finie la chicane dans la cabane, exit l’Alliance. On ramène un peu vers le centre, assez du moins pour être présentables.
A la première bataille, il a contraint les Libéraux de Martin à la minorité. A la deuxìème, il a fait son petit bonhomme de chemin, rafflant tout le ROC profond, ce qui l’a amené enfin au pouvoir. Il a même fait une percée à Québec, cadeau de la Radio X. Minoritaire, mais au pouvoir. C’est tout ce qui compte en politique. Ze power.
Dès son arrivée au pouvoir, il a compris que sa future majorité reposait sur une percée au Québec. C’est pour ça qu’il a sorti l’opération charme, convaincant ses rednecks de fermer leur gueule, le nanane qu’il donnait aux Québécois n’étant que purement symbolique, du cinéma pour endormir les mous du Québec, près à tomber dans le panneau du premier Bloake qui parlerait "d’ouverture". Mais ca a marché. Tellement qu’il est à ça de la majorité.
Harper et Chrétien nous offrent toute une leçon de politique. Pour prendre le pouvoir et faire ce qu’on veut avec, faut ratisser large, très large. Ratisser le plus large possible. Et profiter de la division de l’opposition qui rend la victoire finale si facile. Rien de plus suicidaire que d’aller au combat avec des troupes divisées. Mais rien de plus agréable que d’aller au combat avec des adversaires divisés.
Le PQ est était une belle coalition nationaliste, de la gauche prononcée au centre-droit, mais on a tellement naisé avec la puck, tellement taponnée, que le temps a fini par faire son oeuvre : la chicane a poigné et la coalition explosée. La gogauche a quitté pour Ste-Françoise-des-opprimés qui trouvait le PQ à Lulu trop à droite, la droite pour Super Mario qui trouvait le PQ à Dédé-le-gay trop à gauche. Et là, les purs et durs ont fondé leur shop, parce que le PQ de la Castafiore ne parle plus de souveraineté. Le Frisée est mort de rire et s’enligne vers une réélection,lui qu’on disait mort il y a un an à peine !!!!
Où est le Brian Mulroney capable de raccommoder le mouvement souverainiste comme le menton a fait avec la droite canadienne ? Bernard Landry ? Jacques Parizeau ? Une chose est sure, si on s’en va à la prochaine élection avec le PQ, le PS, l’ADQ et le PI sur le bulletin de votes, on s’enligne drette vers une défaite assurée et une réélection du Frisée.
Si Harper et Chrétien ont compris ça, je ne comprends pas qu’on nous on ne comprend pas
PS : Y’a-ti quecqu’un qui pourrait dire à Brassard de fermer sa ch... de gueule ? On est en guerre présentement, Brassard. Tirer sur le Bloc c’est se tirer dans le pied.
par Luc Ménard - http://lumenlumen.blogspot.com/
Bravo M. Noel, vous avez parfaitement raison. Votre analyse est sans faille. L’establishment du PQ ne va nulle part en ce moment. Lorsque je militais fort entre 94 et 99, mes amis de Montréal-Centre, qui se souviennent de moi encore..., le discours, que je tenais, ressemblait étrangement au vôtre. Incidemment, au plus fort de mon implication politique, Lucien Bouchard était chef et PM. Il a été a mes yeux le meilleur de tous. Il avait réussi, malgré tout, malheureusement que dans un laps de temps trop court, à rallier toutes les tendances au PQ. Je militais pour laisser la marge de manœuvre nécessaire à M. Bouchard afin de nous amener à la souveraineté. Depuis sont départ, le souveraineté est en chute libre. L’unité des forces souverainistes est primordiale. la venue d’un chef FORT ET charismatique est primordiale. Sans ces 2 éléments..on risque d’attendre..longtemps...malheureusement. je vous invite à venir visiter mon blogue à http://lumenlumen.blogspot.com/
Très bonne analyse réaliste M. Noël. ¸
Ça fait quelques années que M. Brassard, qui s’en va chasser l’orignal pendant la prochaine élection, un pur et dur de la droite, déblatère sur le PQ et le Bloc, au Saguenay et sur La Presse, comme les purs et durs de la gauche le font aussi. M. Brassard est en faveur des actions de W. Bush et ses guerres. Il serait donc assez près des idées de M. Harper, comme de droite qui tient Bush par la main et tous les Américains qi votent RÉPUBLICAIN. Avec ses profondes idées, M. Brassard devrait bien se laisser aller à fonder un autre parti souverainiste qui serait à droite "puisqu’il aime les 2 ensemble". Il pourrait appeler ça Le PID "le parti pour l’indépendance droitiste". Un de plus, un de mois, so what ?
Faudrait, au contraire, que les souverainistes/indépendantistes/confédérationistes arrêtent de se "séparer" pour contrer le PLQ très et trop provincialiste de M. Charest-Jérôme-Forget-PPP-CHUM-pas-cher.
M. Dumont pourrait virer full-fédéraliste ou confédérationiste-souverainiste pour gagner un des 2 camps principaux sauf s’il croit que M. Harper va accepter son programme électoral qui prône la collection de tous les impôts et toutes les taxes sur le territoire du Québec, le changement du nom de le PROVINCE DE QUÉBEC pour l’ÉTAT AUTONOME DU QUÉBEC avec citoyenneté et constitution québécoises en plus d’une très grande ouverture à l’International pour le Québec. Ayoye Harper ou Dion, si confronté à ces demandes, ça va leur faire mal au Canada !

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