En même temps que le Moulin à paroles qui se tient à Québec présentement, nous voulons commémorer ici même à Paris, le 250e anniversaire de la BATAILLE DES PLAINES

Ça fait 250 ans que le peuple issu de Nouvelle-France est retenu en otage par les descendants de l’hégémonique Empire britannique. Pas surprenant que la moitié de ses membres souffre du syndrome de Stockholm. Ceux qui côtoient quotidiennement leurs ravisseurs, en famille, aux études, au travail, dans les médias, sont persuadés que la vie sur terre doit se passer en anglais, que leurs origines sont méprisables et doivent être refoulées, oubliées.
Les Résistants, eux, se sont arc-boutés à leur voix intérieure pour perpétuer l’espoir. Descendants de France, mais éloignés des Lumières de la Révolution, ils ont dû se faire violence pour transmettre à leur descendance le sens du patriotisme. Aujourd’hui, assaillis d’une vague sans précédent d’assimilation, par politique torve, ils voient clairement qu’ils n’ont pas combattu en vain, comme la chèvre de M. Séguin. Ils comprennent que c’est, UNIS, à se regarder, se reconnaître, se parler, qu’ils donneront au monde l’image d’une Nation pacifique qui aura vaincu par la PAROLE.
Paroles d’un descendant de Pierre de Saint-Pierre, venu de Rouen en 1664.
Treize septembre deux mille neuf.
