Faut-il qu’ils nous haïssent
pour préférer magouille
et absence de couilles
à velléités réparatrices.
Faut-il qu’ils nous méprisent
pour s’acharner sur les fantômes de la séparation
davantage que sur l’évidente emprise
d’une si manifeste corruption.
Faut-il qu’ils nous aiment sur les genoux
à mariner dans l’impuissance
pour ainsi consentir à avaler leur dégoût
et cautionner l’insignifiance.
Faut-il qu’elle soit véridique
toute cette histoire de pognon
et de vote ethnique
pour des barreaux de plus à notre prison.
Faut-il qu’il soit bien réel
notre ronflement profond,
faut-il qu’ils soient superficiels
nos spasmes de libération.

