[1] Et pendant ce temps-là en Catalogne, le gouvernement d’Arthur Mas a lancé sa campagne électorale dont le jour du scrutin aura lieu le 25 novembre, sur le thème de l’indépendance.
[2] M. Mas a promis que s’il était élu, son gouvernement organiserait un référendum pour sortir l’Espagne de la Catalogne et cela même si la constitution espagnole l’interdit et même s’il a reçu des menaces à peine voilées de certains hauts dirigeants espagnols, dont le chef d"État-major de l’armée, pour l’en dissuader.
[3] C’est ce qu’on appelle avoir le courage minimal de ses convictions, qualité dont le PQ-Marois pourrait certes prendre acte.
[4] De son côté, le gouvernement espagnol y va des bonnes vieilles recettes que nous connaissons bien, ici au Québec, de la part des fédéralistes canadiens.
[5] Le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a déclaré que l’indépendance de la Catalogne irait contre l’histoire - cela ne vous rappelle-t-il pas le « crime contre l’histoire de l’humanité » que nous avait sorti PET ? -, le bon sens - tout un argument -, et provoquerait la division à l’intérieur de la Catalogne -. Celui-là on l’entend régulièrement dans la bouche de nos fédéralistes locaux.
[6] En parlant d’histoire, qu’il suffise de mentionner que la Catalogne est née au 9e siècle et qu’elle constitue un territoire spécifique - qui a varié au cours des siècles - avec une langue et une culture commune et des institutions démocratiques qui lui sont propres.
L’indépendance constituerait pour les Catalans l’aboutissement d’un long trajet vers la liberté. Cette marche vers l’indépendance n’est certes pas contraire à l’Histoire comme tente de nous le faire croire le gouvernement central espagnol.
Pierre Cloutier


