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La soif d’Indépendance
Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
samedi 10 novembre 2012      622 visites      13 messages


[1] Et pendant ce temps-là en Catalogne, le gouvernement d’Arthur Mas a lancé sa campagne électorale dont le jour du scrutin aura lieu le 25 novembre, sur le thème de l’indépendance.

[2] M. Mas a promis que s’il était élu, son gouvernement organiserait un référendum pour sortir l’Espagne de la Catalogne et cela même si la constitution espagnole l’interdit et même s’il a reçu des menaces à peine voilées de certains hauts dirigeants espagnols, dont le chef d"État-major de l’armée, pour l’en dissuader.

[3] C’est ce qu’on appelle avoir le courage minimal de ses convictions, qualité dont le PQ-Marois pourrait certes prendre acte.

[4] De son côté, le gouvernement espagnol y va des bonnes vieilles recettes que nous connaissons bien, ici au Québec, de la part des fédéralistes canadiens.

[5] Le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a déclaré que l’indépendance de la Catalogne irait contre l’histoire - cela ne vous rappelle-t-il pas le « crime contre l’histoire de l’humanité » que nous avait sorti PET ? -, le bon sens - tout un argument -, et provoquerait la division à l’intérieur de la Catalogne -. Celui-là on l’entend régulièrement dans la bouche de nos fédéralistes locaux.

[6] En parlant d’histoire, qu’il suffise de mentionner que la Catalogne est née au 9e siècle et qu’elle constitue un territoire spécifique - qui a varié au cours des siècles - avec une langue et une culture commune et des institutions démocratiques qui lui sont propres.

L’indépendance constituerait pour les Catalans l’aboutissement d’un long trajet vers la liberté. Cette marche vers l’indépendance n’est certes pas contraire à l’Histoire comme tente de nous le faire croire le gouvernement central espagnol.

Pierre Cloutier




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Vos commentaires:
  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    11 novembre 2012, par Michel Laurence

    [3] C’est ce qu’on appelle avoir le courage minimal de ses convictions, qualité dont le PQ-Marois pourrait certes prendre acte.

    Et au moins, les Catalans ne tombent pas dans le même piège que les Écossais et qu’en plus, vous avez le culot de nous proposer dans un de vos derniers textes. [2] Il suffirait que le PQ-Marois annonce avant les prochaines élections son intention, s’il est réélu de façon majoritaire, d’offrir au gouvernement fédéral de négocier un accord-cadre concernant un éventuel référendum sur l’indépendance du Québec, comme l’ont fait l’Écosse et le Royaume-Uni le 15 octobre dernier.

    Beau prélude au retour au projet de souveraineté-ASSOCIATION du PQ de René Lévesque.

    Je souhaite seulement que l’effondrement de l’économie américaine nous sauvera d’un tel scénario. Ça aura au moins servi à ça.


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    11 novembre 2012, par alain maronani

    Ce sursaut de la Catalogne se profile maintenant surtout parce que le gouvernement espagnol serre la vis aux régions, après les délires immobiliers dans lesquels tous les gouvernements régionaux ont barbotés, trop heureux de ramasser des taxes et de créér des emplois basés sur une spéculation financière sans limite, sans parler de l’orgie financière des jeux olympiques de Barcelone...

    En parlant d’histoire, je suis plus inquiet des déclarations de l’état-major espagnol qui a rappelé que l’armée avait dans sa mission et dans la constitution espagnole le devoir de garantir l’intégrité du territoire espagnol. Les officiers franquistes sont depuis longtemps en retraite mais l’armée est nationaliste, elle aussi.

    En ce qui concerne la Catalogne, la région devra passer sous les fourches caudines du FMI, de la BCE, etc, et avec des taux de chômage espagnol de 50 % (!) pour la tranche d’âge 18-30 ans, de 25 % pour les autres, les banques espagnoles ou catalanes en cessation de paiement, les institutions espagnoles équivalentes au Caisses Desjardins déjà sauvegardées 2 fois par l’état espagnol, il n’y aura pas de miracle. La dégringolade financière et sociétale va se poursuivre, rien de quoi se réjouir....

    Et pandant ce temps-là en Catalogne...

    Facile à dire quand on est au chaud, bien calé devant son expresso...ce n’est pas loin de l’extase qui a suivie la ’reconnaissance’ du Kosovo qui n’est ni à l’ONU, ni à l’UNESCO, etc...un état croupion, sans devise nationale, sans banque centrale, dirigé par le FMI, une brillante réussite, un modèle à suivre pour la Catalogne...?


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    11 novembre 2012

    Message à Michel Laurence

    Vous pourriez à tout le moins prendre connaissance de l’accord intervenu entre la Grande-Bretagne et l’Écosse avant d’affirmer gratuitement et sans vérification des choses qui sont fausses.

    L’accord porte uniquement sur les modalités d’organisation du référendum et ne vise qu’à permettre un règlement pacifique d’un différend. L’accord ne contient aucune proposition sur le futur statut constitutionnel de l’Écosse ni sur les négociations post-référendaires.

    Voir ici : http://translate.google.fr/translat...

    Quand vous l’aurez lu, vous pourrez commenter. Pas avant.

    Pierre Cloutier


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...un oubli
    11 novembre 2012, par alain maronani

    La Catalogne mène une fronde contre le gouvernement central espagnol depuis que ce dernier lui a opposé en septembre une fin de non-recevoir à sa volonté de pouvoir notamment lever des impôts.

    Région autonome la plus endettée du pays, la Catalogne a demandé une aide financière de 5,370 milliards d’euros au fonds public d’aide aux régions mis en route par Madrid en septembre (FLA).

    L’indépendance et son référendum a bon dos....


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...votre héros Arthur Mas
    11 novembre 2012, par alain maronani

    Et ce n’est pas tout. L’Association des Militaires Espagnols (AME), composée par d’anciens membres de l’Armée, a menacé d’un conseil de guerre le président catalan Artur Mas et a avertit ceux qui promeuvent « la fracture de l’Espagne » qu’ils auront à en répondre devant un tribunal militaire sous l’accusation de « haute trahison ». Rien que ça ! Cela en dit long sur la situation actuelle quand un politicien conservateur tel qu’Artur Mas, lié jusqu’à la moelle au pouvoir financier, aux banques « La Caixa » et « Abertis » particulièrement, et dirigeant d’un parti aussi peu subversif que CiU (4), suscite de telles réactions. Que se passera-t-il donc quand il s’agira de quelqu’un de gauche, opposé aux intérêts patronaux et défenseur sincère du droit à l’autodétermination ?

    http://www.legrandsoir.info/a-quand...


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...Votre héros (prise 2)
    11 novembre 2012, par alain maronani

    Il ne faudrait pas, cependant, que la furie espagnoliste contre Mas nous fasse prendre un tel politicien - dont l’unique oeuvre gouvernementale est d’avoir réduits les droits sociaux et les impôts aux riches - pour un héraut de la démocratie et de la liberté. Au contraire, nous, Catalans, n’aurons une vie meilleure que lorsque nous nous débarrasserons de Mas, de son écuyer Felip Puig et de leur équipe.

    http://www.legrandsoir.info/a-quand...


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    11 novembre 2012, par Michel Laurence

    Message à Pierre Cloutier :

    Cher pontificateur, vous y allez d’une nouvelle présomption.

    Vous oubliez deux petits, tout petits détails : Mme Marois n’est pas Alex Salmond et Harper n’est pas David Cameron.


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    11 novembre 2012, par Jean-Louis Pérez-Martel

    Pourquoi la corruption institutionnalisée en Espagne fait partie intégrante de son Histoire et ses périodes de déclin socioéconomique

    Le triangle géopolitique et socio-économico-financier, Madrid (Pouvoir despotique et centralisateur), la Catalogne (Pouvoir constitué par des clans mafieux et d’un appareil administratif népotique) et le Pays Basque (Pouvoir constitué par des mercenaires terroristes –ETA— et des groupes d’intérêts financiers qui ont fait de cette région un paradis fiscal) a toujours été le Pouvoir réel de l’Espagne au détriment de la marginalisation socioéconomique et politique du reste des régions de l’État, surtout de l’Andalousie, la deuxième région en importance dans l’Union Européenne.

    Dans mon livre intitulé Andalucía en crisis, Una nación sin rumbo y a la deriva, publié en 2003, est décrit ce Pouvoir, la corruption institutionnalisée, le centralisme politique mafieux détenu par ce triangle géopolitique constitué par des groupes oligarchiques qui ont contrôlé l’appareil de l’État depuis la fin de la Guerre de Succession (1701-1714)… Cette même guerre qui fut le déclanchement pour la Conquête de la Nouvelle-France par les Anglais.

    L’actuelle crise financière et économique de la zone euro a fait de l’Espagne –telle que le néo-impérialisme allemand s’était proposé de faire en constituant le piège politique de l’Union Européenne, laquelle est aujourd’hui sous contrôle de la politique monétaire de la BCE (Banque Centrale Européenne) et de son pouvoir financier et institutionnel centralisé à Francfort. Une stratégie de Pouvoir centralisateur excluant sans même recourir à la force des armes, comme ce fut le cas sans réussir en 1914 et 1939.

    Pour plus de détails concernant l’actuelle crise en Espagne, veuillez consulter cet article : Artur Mas, l’homme qui tient le sort de l’Espagne entre ses mains

    http://www.presseurop.eu/fr/content...

    ***

    JLPM


    Note. Les partis socialo-communistes (PSOE, IU et PCE) et leurs syndicats (CCOO et UGT) sont les grands complices de l’actuelle banqueroute de l’Espagne qui, étant en connivence avec ces groupes oligarchiques spoliateurs et mafieux, ont réalisé un processus frauduleux de privatisations des monopoles et des sociétés de l’État. Un saccage équivalant à 60% du PIB, faisant de la caste politique et des dirigeants syndicaux des multimillionnaires au détriment de leurs ‘’imbéciles utiles’’ qui les ont suivis jusqu’à ‘’s’apercevoir’’ qu’aujourd’hui ils sont dans la misère et la ruine collective.


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    11 novembre 2012

    Message à Michel Laurence

    Je ne suis pas pontificateur mais je m’attends à un minimum de rigueur intellectuelle qui consiste à lire au moins un texte avant de le commenter.

    L’accord n’a absolument rien à voir avec le référendum de 1980 ni la souveraineté-association, ni à une association quelconque de l’Écosse avec la Grande-Bretagne.

    L’accord porte UNIQUEMENT sur les modalités du référendum. Que Pauline Marois ne soit pas Alex Salmond et Harper ne soit pas David Cameron n’est absolument pas pertinent et ne veut strictement rien dire.

    J’ajoute même que si le Québec avait négocié un accord semblable lors du référendum de 1995, il est raisonnable de croire qu’on aurait gagné.

    Pierre Cloutier


  • Et pendant ce temps-là, au Québec...
    11 novembre 2012, par Michel Laurence

    Monsieur Cloutier,

    Vous venez de faire une éloquente démonstration des difficultés que rencontre le cerveau d’un juriste à argumenter sans prêter d’intentions, sans présumer et sans détourner le propos de son interlocuteur.

    Sufficit !


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    12 novembre 2012, par Élie Presseault

    M. Laurence,

    Que voulez-vous dire par « prélude au retour au projet de souveraineté-ASSOCIATION du PQ de René Lévesque. » quand vous évoquez l’accord-cadre concernant un éventuel référendum que M. Cloutier évoque ? J’ai beau me remuer les méninges, je ne vois pas de strict rapport direct entre les deux sujets.

    Par la même occasion, vous ajoutez un raccourci sophistique en élaborant sur les personnalités de Pauline Marois et Stephen Harper.

    M. Cloutier,

    Prenez gare de parcourir les sentiers de l’uchronie quand vous affirmez péremptoirement, question de faire écho aux affirmations de M. Laurence, que « si le Québec avait négocié un accord semblable lors du référendum de 1995, il est raisonnable de croire qu’on aurait gagné. »

    Revenons sur le sujet principal des interventions en jeu.

    C’est bien beau de s’adresser à son interlocuteur et de singer ce qu’il vient d’affirmer, encore qu’il faut étayer ses dires. Revenir sur une certaine période de l’Histoire devrait nous inculquer en temps normal de nous montrer prudents dans la spéculation de ce qui aurait pu survenir SI. Nous ne faisons pas le monde avec des SI.

    Ceci étant dit, un accord-cadre en 1995 n’aurait pas nécessairement changé le cours des choses. Parizeau et Bouchard incarnaient deux versants concurrents des aspirations nationales sans compter sur le concours de Mario Dumont. Parizeau seul aurait-il su capitaliser sur la réceptivité du fédéral ? Comment est-ce que nous aurions pu nous interroger sur la pertinence d’un accord-cadre avant même que cette question sur le Clarity Bill soit survenue dans l’espace public ? Ce sont autant d’interrogations qui peuvent se poser à notre esprit au moment d’analyser les faits.


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    12 novembre 2012

    Le fait que l’Espagne est dans une crise économique d’ampleur doit influer sur le désir de la Catalogne de devenir indépendant.

    Le monde est sans dessus dessous et les gens ne s’en rendent même pas compte. Ils préfèrent les jokes de nos humoristes.

    Et pendant qu’ils rient, le président syrien Assad avertit que toute attaque des pays capitalistes contre la Syrie provoquerait une guerre mondiale.

    http://www.presstv.ir/detail/2012/1...

    L’actuelle réalité de notre monde est tellement dure que les gens préfèrent s’en détourner.


  • Et pendant ce temps-là, en Catalogne...
    12 novembre 2012, par Michel Laurence

    Monsieur Élie Presseault,

    1 - Les relations historico-politiques du Québec avec le Canada sont différentes de celles entre l’Écosse et le Royaume-Uni. Je ne vois donc pas ce que le Québec aurait à gagner à emprunter la même dynamique.

    Qui plus est, je n’ai aucune confiance au PQ. Toute négociation avec le Canada AVANT de déclarer l’indépendance ne pourrait se faire qu’au détriment des intérêts du peuple québécois. Je suis convaincu que le PQ irait jusqu’à promettre au fédéral de consulter le peuple sur un projet de souveraineté-ASSOCIATION contre l’obtention de quelque obscur avantage réel ou perçu comme tel au lieu de le faire sur la déclaration d’indépendance.

    2 - C’est votre lecture de ce que j’ai écrit qui en fait un raccourci sophistique. Premièrement, je n’ai rien élaboré et deuxièmement, la courte phrase que j’ai écrite ne faisait aucune référence à la personnalité des personnes nommées, mais bien à leur ligne politique.

    Ce sera ma dernière intervention sur ce sujet.









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