M. Rioux,
Bravo ! Bravo encore pour l’ensemble de cette nouvelle oeuvre mais aussi pour le Musée... Quelle horreur ! N’importe quoi !
Faut dire qu’après ce que ce Musée a fait en s’appropriant le projet de Riopelle qui aurait fait avec sa fondation mise sur pieds à son retour d’Europe pour faire de la l’ancienne Prison des Plaines un lieu d’animation artistique qui l’aurait fait inviter au Québec le tout Paris et New York artistique, tissant ainsi, ici, des liens avec le marché international de l’art dont il était partie, on ne se surprend pas...
On a envoyé paitre Riopelle...
Ce même Riopelle désabusé disait à la fin de sa vie déclarait à la caméra de Manon Barbeau, « L’Art !? Qui s’en soucie ? ». Y a de quoi ! Avec tout l’empressement qu’on a mis à décourager son initiative qui lui aurait permis de se dédouaner d’avoir été un expatrié n’ayant pu mieux participer au développement des arts et métiers d’arts visuels d’ici, toujours dans un état lamentable alors que depuis Refus global tous les autres arts, du théâtre au rire, en passant par le Cinéma, la télévision, la musique populaire et classique, la chanson, la littérature, la danse, ont fait des pas de géant s’emparant chacun dans leur secteurs des plus hauts sommets internationaux. Quel artiste en arts et métiers d’art visuel a pu en faire autant ? Aucun... Faute de talents... !? Foutaise !
Aucun, parce que Riopelle qui serait le seul à pouvoir vendre sur le marché international de ses oeuvres, n’est pas un artiste Québécois, mais bien, au sens du marché, un artiste français, cela parce qu’il s’est expatrié... Essayez de vendre un Jean-Paul Lemieux, un Jordi Bonet, un Pellan, un Goodwin, chez Sotheby’s, Christie’s, ou Drouot à Londres, New York et Paris... ils ne seraient même pas admis... pas de cote...
Un Musée qui passe maintenant pour être un sanctuaire de l’oeuvre de Riopelle après avoir en catastrophe, toujours à la fin de sa vie, garni leur pauvre collection en faisant acheter pour une bouchée de pain son Hommage à Rosa Luxembourg par Loto-Québec, écartant son agent qui a pourtant documenté l’oeuvre, après avoir demandé des évaluations à des marchands de Toronto qui ont dit, protectionnisme, concurrence canadianisatrice et xénophobie québécophobe oblige, que ça ne valait pas le prix du contreplaqué sur lequel était peinte de l’oeuvre, puisqu’usagé il ne pouvait servir encore... enfin, pas loin de ça...
Bref... Une façade muséale sur une Grande-Allée ou on ne circule que très peu à pieds, et il faudra prévoir des accès autre part pour y faire entrer les gens arrivant par autobus ou en voiture. N’importe quoi ! S’il est question de détruire. À la rigueur, un Portail sur rue… soit !
Tous ça en conjonction avec le Rapatriement des Plaines, remis aux calendes grecques, vous avez le parfait portrait d’une Capitale canadianisée qui n’ose surtout pas ouvrir le dossier de la propriété des Plaines... N’importe quoi !
ET ce n’est pas faute de protester. Anne Guérette, architecte, de la Coalition Héritage Québec, a été élue conseillère du Quartier concerné sur la base de ce dossier et bien d’autres semblables à Québec, Ville du patrimoine mondial ! Cherchez l’erreur ! ... Rien à faire, le rouleau compresseur de l’industrie de la façade et du spectacle « must go on ! »...
Un Opéra avec ça !
Bien sûr je n’ai rien contre, ce ne sont pas les autres arts qui en ont trop, ce sont les arts et métiers d’arts visuels d’ici qui n’en ont pas assez. Et, ce n’est pas prêt de changer... Une technocratie incompétente et coûteuse ne connaissant rien au marché de l’art se trouve depuis 50 ans à sortir du marché des artistes pour les faire professeurs de faculté. Un art académique hors marché en a résulté.
Développer un marché de l’art d’ici...
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