Il y a 50 ans cette année, l’ancien Premier ministre Paul Sauvé marquait son arrivée à la tête de l’État en lançant la nation québécoise dans une ère de changement, véritable prélude à la Révolution tranquille. Tout conservateur qu’il fut, Sauvé apparut résolument tourné vers l’avenir en scandant son célèbre « Désormais ». Ce nouvel élan ne dura que cent jours, Sauvé s’éteignant prématurément.
Un demi-siècle plus tard, un crypto-conservateur du nom de Jean Charest, « blue grit » par excellence, n’a plus rien d’autre à offrir qu’une morne gestion à la petite semaine. « Pas de nouvelle, bonne nouvelle », opinera le bon peuple dans les sondages. Et ça fait 2100 jours que ça dure. Son maître mot : « Desmarais ».
Christian Gagnon Montréal

