Manitoba
Il serait illusoire de penser qu’il est possible de vivre uniquement en français au Manitoba. Sans une excellente connaissance de l’anglais, il est pratiquement impossible de travailler au Manitoba. Tous les habitants du Manitoba ont donc une bonne connaissance de la langue anglaise, même les francophones, ce qui facilite notamment, dans la vie de tous les jours, les échanges avec les personnes unilingues anglophones. Tôt ou tard, vous devrez utiliser la langue anglaise pour faire des achats, obtenir un renseignement, prendre l’autobus, chercher du travail.
Cependant, il existe bel et bien au Manitoba une communauté francophone, dynamique et structurée, composée d’environ 45 000 personnes. Ces francophones vivent principalement dans les quartiers francophones de Winnipeg et dans une quarantaine de villages francophones situés surtout au sud de la province. (gouv.mb.ca)
Nouveau-Brunswick
La présence francophone n’est pas très visible au Nouveau-Brunswick, les services publics et privés sont rarement disponibles en français. La langue de travail est le plus souvent l’anglais et l’affichage public et privé est largement l’anglais. (A. Boudreau)
Québec
Les Québécois seraient naïfs de croire que
la Charte de la langue française et
la promulgation du français comme langue officielle du Québec
les protègent d’un sort auquel d’autres n’ont pu échapper.
Montréal
Devant un public de nouveaux arrivants
la députée de Papineau, Vivian Barbot,
laquelle convenait que « l’anglais revient de plus en plus »,
livrait néanmoins, le 10 octobre dernier,
un plaidoyer en faveur du bilinguisme :
« On veut parler anglais, mais le français doit continuer à exister. »
Pour ce qui est de la construction d’un futur méga centre hospitalier
de langue anglaise, Madame Barbot s’est dite d’avis que les anglophones
possédaient des droits.
* * *
Les droits des anglophones sont ceux que nous leur consentons.
Ils comportent celui de faire des Québécois
une communauté francophone qui devra, tôt ou tard,
utiliser la langue anglaise pour faire des achats,
obtenir un renseignement, prendre l’autobus, chercher du travail
se faire soigner…
Si les politiciens souverainistes ne sont pas en mesure
de faire la nuance entre droits et passe-droits
comment pourraient-ils bâtir autre chose
qu’une province canadienne ?

