Par M. Toni Kondaks, un Anglo-québécois.
Je ne l’ai pas lu et je ne connais pas M. Kondaks ni ses autres travaux s’il y en a. Mon appréciation est donc préliminaire et sommaire et ne peut servir qu’à guider ma démarche ultérieure.
Je vois l’ouvrage de M. Kondaks comme un symptôme, un changement de contexte et de situation. Le titre Why Canada must end attire certes l’attention. La question que je me pose : Jusqu’à quel point l’ouvrage répond réellement à la question qu’il pose en partant. Cette réponse doit emprunter aux treize principes de la stratégie ses éléments essentiels. Autrement, nous n’avons affaire qu’à un amateur.
Comme vous voyez, nos principes de stratégie d’État sont toujours en vigueur et pas un seul moment, nous ne devons les oublier. Autrement nous risquons de nous fourvoyer à cause d’un événement intattendu qui n’en est pas un.
Si l’ouvrage de M. Kondaks signifie quelque chose, c’est peut-être qu’au fond, malgré les apparences du contraire, le Québec Anglo n’est plus en position de force avec l’appui inconditionnel d’Ottawa dont il a toujours joui jusqu’à maintenant. Celà reste à vérifier très soigneusement.
Restez froids calmes et de glace, si vous voulez que notre appréciation soit valide.
La réponse à la question des relations entre Anglos du Québec et Ottawa ne nous saute certainement pas aux yeux. Ce sont des choses qu’on cache et ne révèle à personne (principe stratégique de sécurité). C’est à nous de le découvrir.
Qu’Ottawa laisse tomber les Anglos du Québec, voilà un facteur que nous devons correctement apprécier pour maintenant et pour l’avenir. Pour le moment, nous n’avons pas toutes les données, seulement quelques signes avant coureurs.
Entre autres, il existe chez plusieurs Anglos des réactions hostiles à notre montée en force. Et si nous montons en force par les temps qui courent, c’est parce que l’adversaire est en train de perdre sans que nous ne soyions en cause.
L’hostilité des Anglos est un autre symptôme de faiblesse chez eux. Comme l’incident du théâtre Sainte Catherine, comme les manifestations d’hostilités du West End. Nous devons aussi surveiller la Gazette qui ne manquera pas de se trahir et trahir sa cause plus ou moins ouvertement.
Apprenez à lire entre les lignes. L’adversaire ne vous fera jamais la moindre déclaration ouverte de sa situation. C’est Sun Tsu qui l’enseigne.
En même temps, suivez de près ce qui se passe à Ottawa, par dessus tout examinez de près les changements de relations entre Ottawa et Washington. C’est pour nous tous un exercice fascinant de géopolitique et de stratégie d’État.
Le Bloc peut fournir des indices et des renseignements utiles.
Surtout restez froids et résolus. Rappelez-vous l’exigence fondamentale à suivre pour de bonnes appréciations : deux têtes et pas de coeur. La deuxième tête, c’est celle de votre adversaire. Mettez-vous à sa place en même temps que vous appréciez votre propre situation.
C’est le deuxième principe de stratégie d’État : Appréciation rigoureuse de la situation.
JRMS
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Après avoir sommairement consulté les ouvrages de Mister Toni Kondaks, j’en tire des conclusions un peu différentes des premières, non que mes conclusions étaient fausses mais j’avais négligé un aspect de la question qui vient d’attirer mon attention.
Ce que préconise Mr Kondaks peut se résumer à ceci :
1. Ottawa ne représente plus pour personne ce qu’il représentait. Il est en mode survie et au Canada anglais, on s’en rend compte. Ceci à cause de nombreux facteurs que j’ai sommairement évoqués dans un texte préalable : L’implosion du Canada.
2. La minorité Anglo de Montréal et du Québec risque de devenir une vraie minorité, inféodée à notre pouvoir grandissant.
3. Il doit exister dès maintenant un moyen pour cette minorité de se hisser en position de force et dominer au Québec, tant sur la scène politique qu’ économique.
N’oublions pas que la minorité Anglo de Montréal et du Québec n’est pas nécessairement dans les bonnes grâces de Bay Street, loin de là.
4. Donc, ce que veut Mr Kondaks, c’est que lui et sa bande s’asseoient sur le trône du Québec et prennent charge de toutes les affaires au moment de l’indépendance, qui peut surgir inopinément dans un avenir proche.
Pour me faire une idée et répondre adéquatement, je dois d’abord m’en référer au cas de la minorité suédoise qui a dominé et administré la Finlande pendant plus de 600 ans.
Ces Suédois d’une bourgeoisie dominante sont des Svers. (D’où Sverige en suédois, le nom de la Suède, qui se prononce svérillé)
Les Finlandais de souche sont des Suomen, des êtres "inférieurs" selon les Suédois jusqu’à l’indépendance de la Finlande avec le traité de Tartu en 1920, sauf que les Suomen n’ont pas pris immédiatement le pays en charge. Les circonstances étaient très différentes.
En 1920, la Finlande devenait indépendante non de la Suède mais de la Russie.
Elle avait été détachée de la Suède et remise à la Russie en 1815, lors du Congrès de Vienne, qui mettait fin aux guerres napoléoniennes et décidait du partage de l’Europe.
Après avoir vécu 600 ans inféodés à la Suède, les Finlandais, Svers compris, ont vécu 105 ans sous domination russe.
En 1920, si j’en juge par les renseignement recueillis, les Svers de Finlande dominaient la scène et ont dominé pendant plus de 50 ans par la suite. Le fameux Maréchal Mannerheim, héros national de Finlande, qui a battu l’armée russe avec les forces très inférieures en nombre et en équipements de 1939 à 1945, appartenait à la minorité suédoise. Il baragouinait le finlandais.
Nul doute que les Anglos de Montréal et du Québec doivent s’inquiéter de leur sort lorsqu’ils voient Ottawa et Toronto chercher de nouvelles voies politiques et économiques, compte tenu de ce qui se passe aux États Unis, dont une chute catastrophique s’annonce, pire que celle qu’a vécu l’URSS en 1990.
Nous devons suivre cette filière de près et en étudier à fond les différents aspects et les problèmes qui vont surgir en supposant qu’Ottawa et Bay Streeet provoquent une chute magistrale du fédéralisme "canadian".
Il y a et il y aura beaucoup de travail à faire.
JRMS


