En affirmant qu’une crise favoriserait l’indépendance du Québec, M. Parizeau n’a pas inventé la machine à trouer le gruyère. Il en est ainsi dans l’histoire de beaucoup de peuples. Ce n’est qu’un constat et non un appel à la lutte armée.
Le problème est que tous les éléments d’une possible crise sont là mais que la crise ne se manifeste pas.
La seule intervention des libéraux, à l’Assemblée nationale du Québec, qui a permis que 40 milliards $ de notre argent partent en fumée, et la nomination, qui a suivi, d’un notoire incompétent unilingue anglais à la tête de la Caisse de dépôt et placement auraient dû entraîner un mouvement de protestation sans précédent lequel aurait paralysé l’État et provoqué la destitution de Charest. Le gouvernement en exil à Ottawa aurait saisi l’occasion de rentrer au bercail. Les Canadiens auraient pris la poudre d’escampette.
Mais ce sont les propos de M. Jacques Parizeau qui ont provoqué une crise, une fausse crise comme on a l’habitude d’en voir éclater pour faire dévier le débat, pour détourner l’attention. Et ça marche. Plutôt que de s’en prendre aux libéraux, on attaque M. Parizeau. La crise devient une crisette. C’est la faute à Parizeau.

