Vigile.net
« Le drame d’une société, c’est de mépriser son histoire. » Pierre Perreault
             
Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer.
Financement 2009
 18275$  91%  
Objectif : 20000$
Cheminement vers un drapeau québécois
L’adoption du Fleurdelisé, en 1948, est l’aboutissement d’une gestation qui aura duré cent ans.
Gilles Ouimet
Tribune libre de Vigile
mercredi 28 janvier 2009      175 visites


Depuis des temps très anciens jusqu’à aujourd’hui, des groupes, des armées, des bateaux et des peuples ont choisi des bannières pour s’identifier, se motiver, se distinguer ou encore se bâtir une fierté. Des soldats romains jusqu’aux partisans de la Sainte Flanelle en passant par les bateaux pirates, on s’est appliqué à arborer des couleurs, des emblèmes et des symboles comme objets de ralliement. Le comble de l’humiliation lors d’une bataille ou d’un affrontement est de se faire ravir ses couleurs. Le général Lévis a choisi de brûler ses drapeaux sur l’Île-Sainte-Hélène lors de la capitulation de Montréal en 1760 pour éviter qu’ils ne tombent aux mains des Anglais. Partout, on perçoit comme un affront grave tout manque de respect envers son drapeau. On pourrait multiplier les exemples qui nous illustrent toute la force symbolique qui réside dans ce qui n’est, somme toute, qu’un morceau de tissu.

L’adoption du Fleurdelisé, en 1948, est l’aboutissement d’une gestation qui aura duré cent ans. En effet, notre drapeau national tire son origine lointaine du drapeau de Carillon, une vieille bannière remontant au régime français, une immense bannière arborée pour la première fois depuis la défaite de 1760 lors du défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Québec en 1848. Pendant les cent années suivantes, différentes opinions vont s’exprimer et parfois même s’affronter mais lentement le consensus va peu à peu s’opérer pour en arriver à une unanimité presque totale à la fin.

Il apparaît clair que l’on ne peut dissocier la volonté de se choisir des symboles avec le contexte historique dans lequel on baigne. Nous allons donc suivre notre quête d’un drapeau à travers les hauts et les bas de notre vie collective. Il nous faudra donc revisiter la Nouvelle-France et aborder le régime britannique. Il faudra aussi revivre l’aventure patriote et comprendre la déprime qui s’en est suivie. Il faudra encore participer à ce choc du nationalisme et de l’impérialisme, véritable crise d’identité du Canada au début du 20e siècle et voir les Canadiens français implorer le Canada de prendre ses distances d’avec l’Angleterre. Finalement, on pourra enfin arriver au 21 janvier 1948, le jour de l’adoption du fleurdelisé.

Lire la suite.





Suggérer cet article par courriel

Envoyer un message privé à Gilles Ouimet


29 novembre

IPSO - dîner-rencontre avec Gilles Duceppe



Vigile sur Facebook


Financement de Vigile 2009

Le tirage des Fêtes

du 1er novembre au 31 décembre
  • Objectif 2009: 20000$
     18275$  91%  
  • Pour contribuer en ligne 
         Nom:
    Courriel:
    Adresse:
       Anonyme
    Montant: $

  • Contributions récentes :
    21/11 Daniel Verret: 20$
    20/11 Bernard Gilles Grenier: 50$
    20/11 Louis Blanchet: 30$
    18/11 Claude Morin: 50$
    18/11 Annie Autonès: 100$
    18/11 Giselle Chagnon: 25$
    18/11 Giselle Chagnon: 25$
    Toutes les contributions
  • Merci beaucoup! -Vigile.net