Derrière les beaux sourires officiels, les postures innocentes des uns et des autres, on entend sourdre ça et là le bruit, déjà perceptible, d’une fureur mal contenue. Le triomphalisme canadian et les capitulations successives québécoises se justifient dans un discours imbécile qui prépare la montée aux extrêmes, en poussant dans la rue les conflits non-résolus.
On ne triomphe pas quand la grande majorité des Québécois sont insatisfaits du statut politique du Québec dans la fédération canadian. Ignorer ce fait, faire comme si le conflit n’existait pas, faire comme si l’histoire canadian était une pure continuité, tripoter l’histoire jusqu’à la violer, aveuglés par ses propres excès idéologiques, c’est se faire collaborateurs d’un régime désapprouvé par la majorité, et c’est se faire complices des graves turbulences, engendrées par le désespoir, qui pourraient bientôt menacer nos libertés si chèrement acquises.
Que Dieu nous protège de ces dérives appréhendées, en nous donnant la sagesse de rechercher la justice dans le cadre du droit, et qu’Il nous donne le courage, par pur amour de la Loi ordonnée au bien commun, de chasser les mauvais maîtres dont le pouvoir repose sur le mensonge, la dissimulation, les coups-fourrés et la violence sans nom...

