Quelle belle cérémonie que celle qu’on a faite à notre « Grand Patriote » intellectuel/voyou que nous aimions malgré ses blasphèmes et ses mots aigres-doux contre la gente politique, sans oublier ses ennemis, les nôtres aussi,fédéralistes qu’il se refusait à appeler Québécois comme l’indique Louis O’neil dans son article publié dans le supplément du Devoir des 3 et 4 octobre.
Il faisait bon d’entendre tous ces personnages invités à dire quelques mots sur l’homme, le cinéaste et le « Partiote » qui a mis toute son énergie à défendre et à promouvoir l’indépendance du Québec qu’il chérissait de tout son être, contre vents et marées, en s’attaquant à ses (les nôtres) ennemis et aux hommes et femmes politiques qui n’en faisaient pas assez pour la promotion de l’indépendance du pays de langue française qu’il voulait voir naître avant que ne disparaissent toutes traces du passage de ses concitoyens et de ses concitoyennes (lire Canadiens-français toutes ethnies confondues)sur cette terre des Amériques.
Comment ne pas nous offusquer avec lui devant la disparition de notre langue sur le territoire de Montréal alors que l’anglais, par sa force attractive, prend de plus en plus tout l’espace public et géographique de Montréal.On n’a quà se promener dans Montréal pour voir que l’Université Concordia s’empare des rues du centre-ville avec la construction de ses édifices (édifice Molson entre autres)en créant un espace tout anglophone dans lequel ne peuvent s’identifier et se retrouver les locuteurs de notre langue en terre montréalaise.
Et il en est ainsi de McGill qui envahit un autre espace vital de la vie « française » de Montréal. Qu’il est loin le mouvement « McGill français » de la fin des année 60 et du début des années 70 ? C’est tout ça qui faisait rager Pierre Falardeau qui voyait s’éroder notre culture dans ce Montréal,métropole du Québec, sachant que si Montréal devient anglaise c’est tout le Québec qui suivra dans quelques années. Voilà pourquoi il mettait toute son énergie dans la promotion de l’indépendance du Québec, même s’il le faisait souvent par le biais d’un langage en dehors des normes de l’élégance et du savoir-vivre ! Mais Pierre Falardeau, étant Pierre Falardeau,un grand intellectuel, on ne lui en voulait pas trop,même si ce langage n’était pas celui pratiqué par ses frères et ses soeurs de combat, (qui a déjà entendu Marcel Chaput, Dallemagne ou Bourgault blasphémer à tout le moins en public ?)et encore moins par nos « politiques ».
Il faut admettre,que malgré tout,Pierre Falardeau,savait où et quand utiliser le langage coloré et violent qu’il pratiquait, que la plupart des indépendantistes abhorent, devons-nous ajouter. Il semble que son exemple ne peut être suivi par son fils Jules, qui,ne possédant pas la culture de son intellectuel de père,est venu blesser les oreilles de celles et ceux qui se sont réunis pour lui rendre hommage en ce « 1er » samedi pluvieux d’octobre. Comme dans tout apprentissage il y a des erreurs et ds accidents dûs au manque d’expérience , on ne peut que déplorer les mots adressés à nos chefs politiques présents à cette grande réunion rendant hommage à Pierre Falardeau,son papa, Grand Patriote Québécois. Il n’était pas nécessaire,et encore moins utile de souhaiter que nos poltiques indépendantistes se sortent la tête du trou de cul,(ce sont bien ses mots, que nous avons entendus,et rérentendus à la télévision)ce qui est absolument impossible de toute façon, pour faire avancer notre idéal et le sien,j’en suis certain.
Que retenir de ces paroles, sinon que nous les regrettons,et qu’il est souvent risqué de laisser s’exprimer des gens sans expérience et sans culure,lors d’une cérémonie de ce genre, même si elle visait à honorer son papa, ce « Grand patriote intellectuel qui laisse à la postérité une oeuvre d’envergure pouvant être utilisée, tant pour la promotion de l’idéal indépendantiste que de celle de l’étude de l’histoire. Merci Pierre Falardeau d’être passé parmi nous,même si ce fut pour une courte période. Tu auras su apporter à notre combat de libération national une action que l’histoire saura jauger et juger mieux qu’il m’est possible de le faire.
Puis-je me permettre d’ajouter que notre combat est entre bonnes mains avec les Marois, Duceppe, Landry , Parizeau et autres politiques indépendantistes. Il ne nous reste,avec elles et eux bien sûr, à continuer ton combat,malgré les mots prononcés par ton « grand fils » à l’égard de nos femmes et de nos hommes politiques. Disons qu’il jouit déjà de l’héritage indépendantiste que tu nous laisses, sans encore posséder l’héritage intellectuel de son papa qu’il aime de tout son être, ce que son propos nous a laissé voir lors de cette cérémonie d’adieu qu’on t’a faite hier.
Jacques Bergeron,
Ahuntsic, Montréal.
