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« Être Québécois, c’est assumer l’histoire du Québec depuis ses origines, quelles que soient la langue, la race et la religion du sujet. Et de rappeler, de 1534 à 1995, les grandes dates de cette « histoire douloureuse » qu’on a peut-être trop longtemps refoulée. » Dr Hubert Wallot - source
             
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Les adieux à Pierre Falardeau
Nous irons jusqu’au bout
« Falardeau, aujourd’hui le Québec résonne de ton silence ! » a lancé Julien Poulin. Ce silence, c’est à nous qu’il revient de le troubler. Nous ne nous tairons pas. Et nous irons loin. Nous irons jusqu’au bout.
Caroline Moreno
Tribune libre de Vigile
mardi 6 octobre 2009      195 visites      1 message


Il aura fallu sa mort pour que viennent les hommages. Un certain Roland Smith, invité à commenter en direct à LCN, mentionnait : « C’est le plus beau témoignage qu’il a reçu de sa vie » !!! De son côté, Guy Paiement, le jésuite qui présidait la cérémonie des adieux, faisait observer que Pierre Falardeau ne s’était pas fait encenser souvent dans sa vie. « Peut-être reprendrons-nous le goût de cesser d’encenser ceux qui nous exploitent pour mettre plutôt en valeur tous ces hommes et ces femmes qui un peu partout construisent un pays neuf. »

Le fils du cinéaste, Jules Falardeau, a d’abord livré une charge à fond de train contre « la poignée de journalistes à l’éthique douteuse » qui ne laisseront à la postérité que « cendres puantes ». Puis, il s’est adressé à tous ceux qui se battent pour la liberté, profitant de la tribune qui lui était donnée pour rappeler au PQ son rôle de levier dans la lutte pour l’indépendance du Québec tout en reconnaissant qu’il ne fallait pas attendre que « les politiciens se sortent la tête du cul pour agir », ce que Madame Marois a applaudi, sans se lever, avec l’enthousiasme d’un phoque devant une photo de Brigitte Bardot, tandis que M. Duceppe faisait la grimace comme si l’odeur des cendres puantes avait déjà commencé à se répandre. Contrairement aux gens réunis en cette majestueuse église Saint-Jean-Baptiste, les indignes dignitaires sont demeurés bien assis, bien polis et bien courtois durant les deux heures qu’a duré la cérémonie. À la populace de brandir le poing. À la populace de crier « liberté ». Comme un seul homme. Comme Falardeau. « Mon père aimait les Québécois ordinaires parce qu’il était un Québécois ordinaire. »

Jules Falardeau a également souligné le fait que son père n’avait pas été récompensé pour 1839, cette œuvre majeure. On pourrait aussi rappeler que non seulement Pierre Falardeau ne croulait pas sous les Gémeaux, mais qu’il se voyait refuser l’argent nécessaire au financement de ses films. Pourtant, son fils l’a aussi soulevé, « il importe à un peuple de connaître son histoire, ses héros, ses ennemis ». À travers, son cinéma, c’est ce que Falardeau nous obligeait à garder en mémoire. C’est ce qu’il nous laisse en héritage.

Falardeau : écoutez Jules Falardeau

Falardeau fils s’est ensuite tourné vers son père : « Tu m’as transmis la fierté d’être Québécois mais aussi la haine de l’ennemi ». Cette haine de l’ennemi, la notion même d’ennemis, pour plusieurs, n’existent pas. Nous avons des gens qui divergent d’opinion, qui ne partagent pas nos idées, qui conspirent à notre disparition et que nous respectons… Ce respect de l’ennemi (qui n’en est pas un) fait en sorte qu’on ne se bat plus et qu’il nous faut mettre un bémol quand d’autres le font. C’est ce qui a fait dire à M. Duceppe qu’il ne partageait pas toutes les opinions de Pierre Falardeau. C’est ce qui a fait écrire à Pierre Vadeboncœur, dans une lettre lue par le comédien Luc Picard, que : « La sincérité de Falardeau était sans faille. Elle se manifestait dans ses propos, dans ses gestes, dans ses excès aussi (ceux-ci, d’ailleurs, à certains moments, il faut bien le dire, poussés un peu trop loin). » Au Québec, les indépendantistes vont toujours trop loin… Étonnement, quand il s’agit d’individus qui nous volent notre pays et notre argent, les attaques se font rares, pour ne pas dire inexistantes. On se satisfait de quelques regards entendus : « Voyez comme ils sont malhonnêtes. Nous, on n’est tellement pas comme ça. » Et, on s’en remet à leur justice.

« Falardeau, aujourd’hui le Québec résonne de ton silence ! » a lancé Julien Poulin. Ce silence, c’est à nous qu’il revient de le troubler. Nous ne nous tairons pas. Et nous irons loin. Nous irons jusqu’au bout.




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Vos commentaires:
  • Nous irons jusqu’au bout
    7 octobre 2009, par André Gignac

    Je suis bien prêt à aller jusqu’au bout mais ça va prendre un tsunami pour réveiller les Québécois que je trouve trop mous et tolérants face à nos politiciens qui collaborent tous ensemble pour finaliser le rapport Durham. Je me demande de plus en plus ce que Marois fait là comme chef du PQ. C’est l’immobilisme total et son inaction n’est pas pour fouetter le moral des troupes. C’est un manque total de leadership qui anime ce parti ! Comment voulez-vous que les jeunes qui représentent l’avenir du Québec soient attirés par ce parti qui donne carrément l’impression d’avoir abandonné son peuple. C’est pathétique ! À un moment donné, ça peut éclater et nos dirigeants politiques n’auront qu’eux à blâmer. Nos politiciens sont complètement déconnectés de la réalité québécoise. Ils fonctionnent à la petite journée sans aucun projet de société pour nous stimuler ; c’est le laisser-aller total. Leur ambition, c’est de prendre le pouvoir et demeurer des éternels p’tits provincialistes. Déprimant !

    André Gignac 7-10-09



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