Ce mauvais jeu de mots prend tout son sens actuellement. Quand je lis des textes dans Vigile qui soient un peu musclés, incitatifs à de l’action, il y a toujours des « oui mais », des .pt’être bin qu’oui, pt’être bin qu’non ». Des vrais canadiens-français soumis qui prônent la parlotte nationale plutôt que l’action tout en parlant d’indépendance bien sûr !...mais il ne faut surtout pas parler trop fort pour ne pas déranger, il ne faut pas non plus utiliser des expressions choc pour justement ne pas choquer. Il faut faire l’indépendance mais dans la douceur, dans la ouate. Cette indépendance là est un véritable projet onirique "Jeanne du Lys" ? J’ai récemment entendu ce nom mais je ne sais trop de quoi il s’agit. Certains disent que c’est un nouveau parti politique ? Je ne sais pas. Si quelqu’un peut m’éclairer à ce sujet, j’apprécierais. Le Parti Indépendantiste lui, est un véritable parti, ayant pour but premier l’indépendance, enregistré par le DGE mais "Jeanne du Lys" ??? C’est peut-être une diversion des fédérastes, ils en sont bien capables, pour noyer le poisson.
On me parle souvent de la division des votes et je le comprends. Quand je parle du P.I. j’ai toujours cet argument. Le P.I. va diviser les votes. C’est vrai et c’est faux en même temps. C’est vrai dans le sens mathématique du terme, les votes du P.I. seront certainement les votes des mécontents, des déçus du P.Q. et croyez-moi, ils sont légion. C’est faux dans le sens où voter pour le P.Q. c’est voter pour la continuité, le statu quo, pour le P.Q. (Province de Québec), c’est d’une manière détournée, voter pour l’incrustation au Canada. Vous savez comme moi qu’à moins d’un retournement spectaculaire, inattendu, extrêmement improbable, le P.Q. ne fera pas l’indépendance. Il va peut-être en parler un peu, histoire de conserver quelques nostalgiques de cette option mais va rentrer dans le rang canadien, ce qu’il fait depuis Lucien Bouchard. René Lévesque était un vrai, un tribun mais aussi un naïf, il s’est fait avoir et on s’est fait avoir en même temps. Jacques Parizeau était aussi un vrai, il l’est toujours d’ailleurs. À l’époque où le P.Q. était en pleine débandade, il lui a fait remonter la pente, il a fait un référendum qu’on a presque gagné s’il n’avait pas été volé. La "gang" à Lucien Bouchard l’a poussé dehors. Lucien Bouchard a pris la place. Après le référendum, il aurait pu, il aurait dû entamer une action en justice pour ce référendum volé. Il s’en est abstenu. Le scandale des commandites n’était qu’un petit aperçu des malversations fédérales. Lucien Bouchard est un avocat, il savait ça, pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Vous ne trouvez pas étrange qu’il ait démissionné tout de suite après les cinq ans requis avant qu’il y ait prescription ? Après ces cinq ans, il n’est plus possible de poursuivre. Ça tombé à l’eau. Bien sûr !
Les Landry, Boisclair et Marois ont toujours repoussé de la main cette option, de crainte de ne pas gagner les élections, de peur d’avoir peur. "oui mais les gens ne veulent pas entendre parler de ça !..." On parlait continuellement de référendums jusqu’à en blaser l’opinion publique. Ce n’est pas de référendum dont il faut parler mais d’indépendance, du pourquoi de cette option. Comme si cette option devait être à la remorque d’une opinion publique victime de la propagande hypnotisante et continuelle du fédéral. À part René Lévesque et Jacques Parizeau, personne au P.Q. n’a voulu parler à la population du pourquoi de l’indépendance. Ne le sachant pas, qui veut embarquer dans ce bateau ?....personne ! Et voilà le P.Q.
Le P.I. ne divise pas le vote dans le sens qu’il va aller chercher l’appui de ceux qui désirent vraiment l’indépendance. On doit expliquer qu’il faut être maître chez-nous si on veut se développer sainement, sans les éternelles chicanes constitutionnelles, sans l’attitude de quêteux à la Charest, sans laisser la moitié de nos taxes à d’honteux profiteurs tout en étant en manque d’argent frais. La difficulté majeure pour le P.I. est justement celle que plusieurs personnes m’ont exprimée : ça va diviser les votes ! J’ose croire que le public a une intelligence suffisamment développée pour comprendre ces notions. de l’autonomie intrinsèque, fondamentale, vraie. Voter P.Q. c’est actuellement pas mieux que de voter A.D.Q. C’est un vote non motivé réellement, c’est un vote à l’encontre des libéraux, ça n’a plus rien d’indépendantiste.
Le temps presse de se reprendre en main. Qu’attendons-nous ?
Ivan Parent

