Qu’un inconditionnel et un fanatique du système fédéral actuel comme André Pratte qui gère de main de maître la partie éditoriale de La Presse avec sa section Forum dans le but avoué de nuire aux indépendantistes et au Parti québécois avec un Denis Lessard qui prend la relève pendant les campagnes électorales (Marois snob et fatiguée, vous vous souvenez) avec l’aide d’une machine à sondages partisane et manipulatrice CROP-La Presse ; qu’un rouage important de l’empire Gesca qui est le porte-parole et le promoteur des intérêts très particuliers de Paul Desmarais, un Ontarien défenseur du statu quo qui le favorise ; qu’un tel éditorialiste traite les faiseurs d’images du Parti libéral auteurs d’une vidéo qui essaie de grossir la grenouille Jean Charest à la taille du boeuf de la fable, qu’il les traite de “grands imposteurs”, c’est un événement qu’on doit souligner.
Le titre de l’éditorial du 26 mai est : “Les grands imposteurs” en parallèle aux “grands bâtisseurs”. André Pratte a vu en direct (le chanceux) la vidéo promotionnelle et publicitaire libérale ; il en fait la description suivante.
“Une vidéo présentée aux militants dimanche retraçait l’histoire de l’hydroélectricité au Québec. Le PLQ a réussi le tour de force d’y raconter la nationalisation de l’électricité sans dire un mot de René Lévesque. Ministre libéral des Ressources naturelles au début des années 60, M. Lévesque a mené pendant des mois une campagne publique en faveur de la nationalisation. C’est cette campagne qui a convaincu les Québécois, puis le premier ministre Lesage de prendre cet audacieux pari. On a beau être partisan, il y a des limites à la malhonnêteté intellectuelle.” (Il souligne ensuite le röle important de Bernard Landry mais ce n’est pas ici mon propos : voir le texte original)
André Pratte accuse donc les faiseurs d’images du Parti libéral du Québec de “malhonnêteté intellectuelle” et les traite de “grands imposteurs”. Attention messieurs Desmarais : votre fidèle serviteur faiblit. Il avait bien vu la malhonnêteté foncière et insultante du slogan électoral : L’Economie OUI qui tentait de profiter subliminalement des campagnes antérieures du mouvement souverainiste pour le OUI. Mais il n’avait pas dénoncé ce slogan.
Les publicitaires du Parti libéral se foutent comme de leur dernière chemise de l’histoire réelle du Québec. La preuve : ils sont incapables d’intégrer à leur bilan hydroélectrique le fondateur du Parti québécois René Lévesque. Ce sont les mêmes qui conseillent les ministres libéraux avec Jean Charest en tête dans leurs réponses aux questions à l’Assemblée nationale. Selon eux, tout ce que le Parti québécois a fait de bien et de bon pour le Québec, ça n’existe pas. Comme ce Tomasso qui parle comme si les garderies avaient commencé en 2003. Ce sont des imposteurs ; c’est de la malhonnêteté intellectuelle. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est André Pratte l’auteur d’une biographie de Jean Charest.
Cette malhonnêteté intellectuelle, cette imposture expliquent pourquoi seulement 20% des francophones ont voté pour le Parti libéral le 8 décembre 2008, un Parti qui est maintenu artificiellement au pouvoir par le vote captif des anglophones et assimilés (immigrants) qui donnent automatiquement une trentaine de comtés au Parti libéral (comme le comté de Marguerite-Bourgeois où Clément Gignac est sûr d’être élu).
Ces déformations libérales de la réalité historique sont une forme de violence psychologique intolérable. Ça va leur péter dans la face. C’est pourquoi j’encourage les organisateur(e)s de la Marche du 24 mai à continuer leur action comme ils nous l’annoncent.
“L’indépendance est en marche et rien ne pourra l’arrêter !
Collectif - Tribune libre de Vigile 26 mai 2009
Nous affirmons que la libération du peuple québécois ne pourra se faire que par la mobilisation du peuple québécois. C’est en menant sans relâche des actions citoyennes, avec persévérance, avec courage, avec détermination, que nous parviendrons à réaliser notre rêve.”
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 27 mai 2009

