Encore une fois, les souverainistes se sont empressés d’infliger une bastonnade à un des leurs, en l’occurrence M. Jacques Brassard, pour avoir osé brasser la cage. Même si, de toute évidence, l’ancien ministre péquiste penche à droite, il n’en demeure pas moins que sa réflexion à l’effet que le Bloc est un parti « accessoirement souverainiste » mérite d’être entendue car elle contient des éléments de réponse au désenchantement des électeurs québécois.
Ainsi, la présence à Ottawa du Bloc, qui devait assurer la transition de la province au pays, sans l’appui du PQ, devient difficilement défendable. On a beau dire qu’un vote pour le Bloc en est un de moins pour les Conservateurs, la meilleure stratégie pour contrer leurs politiques de durs à cuire est de les affronter pays à pays.
Pour y parvenir, il faut davantage que des partis accessoirement souverainistes qui voient l’indépendance du Québec comme une patate chaude qu’on se hâte de lâcher. Si les formations souverainistes ne peuvent assumer ce qu’elles sont, comment espérer que les électeurs le fassent à leur place ?

