Enfin les vraies questions !

DIRECTEUR DES POURSUITES CRIMINELLES

Indépendance ?

jeudi 29 octobre 2015

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales traverse une tourmente sans précédent depuis sa création en 2007. L’une des clés de voûte de notre système juridique, le DPCP évalue les preuves des policiers, mène les procès, etc.

La fusion en cours de trois bureaux du DPCP — Bureau de lutte au crime organisé, Bureau de lutte aux produits de la criminalité et Bureau de lutte contre la corruption et à la malversation (BLCM) — crée des remous. La démission d’une procureure vedette du BLCM, Marie-Hélène Giroux, a eu des échos à l’Assemblée nationale mercredi. La restructuration masque des compressions nuisibles à la lutte contre la corruption au Québec, estiment les oppositions.

Cela s’ajoute à d’autres nouvelles troublantes concernant le DPCP. D’abord, l’arrêt des procédures, à la mi-octobre, dans le dossier de cinq accusés dans la foulée de l’opération SharQc. Cela a impliqué un gaspillage d’une somme de travail policier énorme. Le juge a critiqué la manière dont la poursuite avait été menée. La directrice des poursuites criminelles et pénales, Annick Murphy, a dû lancer deux enquêtes : une de nature administrative sur le travail des procureurs impliqués et un comité d’examen qui se penche sur la gestion des mégaprocès. S’ajoutent enfin des informations de La Presse selon lesquelles des enquêteurs de l’UPAC s’impatientent quant au DPCP : les enquêtes sur le Parti libéral sont terminées depuis le début de l’année, mais les accusations tardent à être déposées. Incompétence, manque d’effectifs, désorganisation, frilosité ?

Ce n’est pas la première fois que des doutes de ce type sont évoqués. Il fallait entendre l’enquêteur retraité de la SQ, Sylvain Tremblay — l’un des principaux responsables des opérations SharQc et Diligence —, soutenir le 22 octobre à RDI que lorsque des gens puissants étaient touchés, « il fallait se battre contre les procureurs frileux pour faire débloquer nos dossiers ». On « cherche à protéger le pouvoir ou des gens qui seraient peut-être près du pouvoir », a-t-il dit.

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